top of page

Entorse ou tendinite : qui consulter à Oullins et Lyon 6 ?

  • Photo du rédacteur: bricebourdon
    bricebourdon
  • il y a 11 minutes
  • 18 min de lecture

Par Brice Bourdon, ostéopathe D.O. et diplômé d'État en masso-kinésithérapie


Publié le 25 août 2026 — Temps de lecture estimé du corps de l'article : 20 minutes


Brice Bourdon, ostéopathe à Oullins, évalue manuellement la mobilité de la cheville d’un jeune patient.
Évaluation manuelle de la mobilité de la cheville au cabinet de Brice Bourdon, dans le cadre d’une douleur persistante après une entorse ou une atteinte tendineuse.

Vous cherchez qui consulter pour une entorse à Oullins, une tendinopathie à Lyon 6 ou une reprise sportive qui n'avance plus ? Une cheville qui se tord au football et une douleur d'Achille apparue après une hausse de kilométrage n'atteignent pas le même tissu et ne suivent pas la même trajectoire. Au cabinet d'Oullins–Pierre-Bénite (2 boulevard du Général de Gaulle) comme à Lyon 6 Brotteaux (19 rue Godefroy), j'évalue les signes d'alerte, la mobilité, les appuis, le contrôle du mouvement et la tolérance à la charge — en complément du médecin et du kinésithérapeute, jamais à leur place.


Réponse directe : l'entorse correspond à une lésion ligamentaire survenant généralement après une torsion brutale ; la tendinopathie concerne un tendon et apparaît plus souvent lorsque la charge dépasse sa capacité du moment. Une douleur osseuse, l'impossibilité de faire quatre pas, une déformation ou une perte brutale de force imposent d'abord un avis médical.

💡 En bref


Une entorse est une lésion ligamentaire, généralement brutale, après une torsion. Une tendinopathie — que le langage courant appelle « tendinite » — concerne un tendon et survient le plus souvent lorsque la charge demandée dépasse ce qu'il tolère à cet instant.


Dans les deux cas, la récupération ne repose généralement pas sur un repos prolongé, mais sur une protection adaptée puis une remise en charge progressive et encadrée. La Haute Autorité de santé recommande une évaluation après torsion de cheville idéalement dans les 24 heures et retient la rééducation comme traitement de première intention.


La thérapie manuelle y a une place complémentaire : un adjuvant potentiel à l'exercice, jamais un substitut.


🎯 Objectif

Distinguer les deux atteintes, écarter ce qui relève du médecin, évaluer les limitations fonctionnelles et sécuriser la reprise

⏲️ Durée

Séance de 45 minutes à 1 heure environ

🦵 Zone concernée

Cheville, genou, épaule, coude, hanche, tendon d'Achille — et l'ensemble de la chaîne fonctionnelle associée

👥 Pour qui

Adultes, adolescents et sportifs : suites d'entorse, douleur tendineuse persistante, récidives, reprise sportive bloquée

🖐️ Matériel

Aucun — techniques manuelles et tests fonctionnels

🤝 Complémentarité

Médecin traitant, médecine du sport, urgences, masseur-kinésithérapeute, podologue

⚠️ Précautions

Ne remplace ni le diagnostic médical ni l'imagerie ; certains signes imposent un avis médical préalable


⏱️ L'essentiel en 30 secondes


Question

Réponse courte

🔍 Comment les distinguer ?

Entorse = ligament, début brutal. Tendinopathie = tendon, début progressif

🚨 Quand consulter en urgence ?

Déformation, quatre pas impossibles, douleur osseuse, perte de force brutale

🛋️ Faut-il se reposer complètement ?

Non. Protection courte, puis remise en charge progressive

⏳ Faut-il attendre 48 ou 72 heures ?

Aucune recommandation ne l'impose. Seule compte l'exclusion de l'urgence

🏃 Quand reprendre le sport ?

Sur des critères fonctionnels, jamais sur une date

📍 Où consulter ?

Oullins–Pierre-Bénite ou Lyon 6 Brotteaux, sans ordonnance


Sommaire

🔍 Entorse, foulure, tendinite : de quoi parle-t-on exactement ?


Un ligament relie un os à un autre et contribue à la stabilité d'une articulation. Lors d'une entorse, il peut être étiré, partiellement déchiré ou rompu. Le mécanisme typique est une torsion soudaine — cheville, genou, poignet, doigt. À la cheville, les entorses latérales sont les plus fréquentes ; le ligament talo-fibulaire antérieur est souvent le premier atteint lors d'un mouvement d'inversion forcée.


Un tendon transmet à l'os la force produite par un muscle. Le terme « tendinite » suggère une inflammation. Or, dans de nombreuses douleurs tendineuses persistantes, l'inflammation n'explique pas à elle seule le problème. Le terme tendinopathie est plus juste : il décrit une douleur du tendon associée à une baisse de sa tolérance à la charge et de sa fonction, sans présumer du mécanisme.


Ce n'est pas seulement une querelle de vocabulaire. Parler systématiquement d'« inflammation » peut conduire à survaloriser le repos ou les traitements passifs, alors que l'exercice progressif et individualisé constitue aujourd'hui le socle de nombreuses prises en charge tendineuses. Le programme dépend toutefois du tendon concerné, de la durée d'évolution et du diagnostic clinique.


Quant au mot foulure, il appartient au langage courant. Il désigne habituellement une entorse légère, mais ne constitue pas un diagnostic assez précis pour guider un traitement.


📊 Entorse ou tendinopathie : les différences en un coup d'œil

Critère

Entorse

Tendinopathie

🧬 Tissu atteint

Ligament

Tendon

⚡ Début

Brutal, après torsion

Progressif, après hausse de charge

📍 Douleur

Autour d'une articulation

Sur le trajet du tendon

💧 Gonflement

Fréquent, parfois immédiat

Discret ou absent

🌀 Instabilité

Possible

Peu caractéristique

🔆 Échauffement

Peu ou pas d'effet

Soulage, puis la douleur revient

🏐 Déclencheur

Saut, changement de direction, chute

Course, raquette, geste répété

🎯 Priorité

Écarter la fracture, puis rééduquer

Évaluer la fonction, remettre en charge

Cette distinction reste indicative. Une rupture tendineuse peut survenir brutalement ; une entorse légère peut à peine gonfler. Le mécanisme, l'examen clinique et l'évolution comptent davantage qu'un symptôme isolé.



🚨 Symptôme par symptôme : qui consulter en premier ?

Ce que vous ressentez

Qui consulter en premier

🚑 Déformation, choc violent, plaie profonde

Urgences

🚫 Impossible de faire quatre pas en appui

Médecin sous 24 h — recherche de fracture

🦴 Douleur osseuse sur une malléole

Médecin — critères d'Ottawa

⚡ Claquement, perte de force, pied qui ne pousse plus

Médecin en urgence — suspicion de rupture

🧊 Pied froid, pâle ou engourdi

Urgences

🌡️ Articulation rouge et chaude, fièvre

Médecin en urgence

🦶 Torsion avec gonflement, appui possible

Médecin ou kinésithérapeute sous 24 h

📈 Douleur tendineuse d'installation progressive

Kinésithérapeute ; ostéopathe en complément

🔁 Douleur ou récidive après une entorse traitée

Ostéopathe et kinésithérapeute, en coordination

En cas de doute, ne faites pas manipuler la zone avant l'évaluation médicale. Une radiographie n'est pas systématique : elle est indiquée lorsque l'examen et les critères cliniques font suspecter une fracture. L'échographie et l'IRM ne sont pas non plus automatiques devant une entorse récente ou une tendinopathie typique.

Votre urgence médicale a déjà été écartée, mais la douleur ou l'instabilité persiste ? Vous pouvez décrire votre situation via la page de contact du cabinet ou consulter directement les disponibilités à Oullins et Lyon 6 sur Doctolib.

👥 À qui s'adresse cette consultation ?


Les suites d'entorse qui traînent. L'urgence a été écartée, la douleur aiguë est passée, et pourtant la cheville « ne tient pas ». Le patient marche, ne boite plus, se croit guéri — mais l'appui unipodal reste instable, la flexion dorsale en charge est limitée du côté lésé ou la confiance n'est pas revenue. Ce profil expose à une reprise insuffisamment préparée et à un risque accru de récidive.


Les tendinopathies mises au repos. Six semaines d'arrêt, une douleur qui disparaît au repos, interprétée comme une guérison — puis un retour au même niveau dès la reprise. La capacité du tendon a baissé pendant l'arrêt, elle n'a pas augmenté. Achille, rotulien, coiffe des rotateurs, épicondyliens et fessiers relèvent de la même logique, avec des programmes différents.


Les douleurs qui ont changé de place. Une entorse ancienne peut coexister avec une gêne installée ailleurs : genou controlatéral, hanche ou bas du dos. Cette succession ne prouve pas à elle seule un lien causal, mais elle justifie d'examiner la marche, les appuis et les segments voisins au lieu de se limiter à la zone douloureuse. Dans ce contexte, un bilan de posturologie clinique à Oullins peut apporter une lecture fonctionnelle complémentaire.


Les sportifs bloqués dans leur reprise. Coureurs, footballeurs, joueurs de raquette, pratiquants de salle : la douleur revient à chaque montée en charge, ou la confiance dans l'appui n'est pas revenue. La question n'est plus « est-ce guéri ? » mais « à quel niveau de contrainte le tissu décroche-t-il, et comment relever ce seuil ? ». Ce champ est développé dans mon article dédié à l'ostéopathie du sport à Oullins et Lyon 6.



🔬 Ce que j'observe en pratique au cabinet


Après quinze années de pratique auprès de patients actifs et de sportifs, trois profils reviennent régulièrement dans mes consultations à Oullins et Lyon 6. Il ne s'agit pas de « preuves » ni de résultats garantis : ce sont des observations cliniques récurrentes qui expliquent comment je raisonne, ce que je teste et à quel moment j'oriente. Les circonstances sont volontairement générales afin qu'aucun patient ne puisse être identifié.


🩹 Observation 1 — La « petite entorse » qui doit d'abord être examinée médicalement


Le patient consulte parce qu'il pense avoir besoin de « remettre la cheville en place ». À l'interrogatoire, la torsion est récente ; l'appui est très difficile et la douleur est nettement localisée sur une zone osseuse.


Dans ce contexte, mon premier acte n'est pas manuel : je recherche les critères d'orientation, je n'effectue aucune manipulation sur la cheville et j'adresse le patient au médecin pour décider de la nécessité d'une radiographie. L'expérience clinique se mesure aussi à la capacité de ne pas traiter lorsqu'une hypothèse plus grave doit être exclue.


🔄 Observation 2 — La douleur a disparu, mais la cheville n'est pas prête


Un autre profil fréquent est celui du sportif qui ne ressent presque plus rien dans la vie quotidienne et souhaite reprendre immédiatement. Lors du bilan, je compare la flexion dorsale en charge, la stabilité sur un pied, la force des muscles du mollet, la qualité d'un squat unipodal et, lorsque la phase de récupération le permet, la tolérance aux sauts ou changements de direction.


Il arrive que la douleur soit faible alors que le contrôle, la confiance ou l'endurance restent diminués. La décision ne repose donc pas sur la seule question « avez-vous encore mal ? », mais sur un ensemble de critères fonctionnels à partager avec le kinésithérapeute.


🏔️ Observation 3 — La douleur d'Achille qui revient toujours au même kilométrage


Chez le coureur, j'entends souvent : « au repos tout va bien, puis la douleur revient après vingt ou trente minutes ». Ce comportement évoque davantage un seuil de tolérance à la charge qu'un os « déplacé ».


Je recherche alors les changements récents de volume, d'intensité, de dénivelé, de surface ou de chaussures ; j'examine la fonction du mollet, la mobilité de cheville et la réponse du tendon dans les 24 heures suivant l'effort.


Mon rôle consiste à repérer une éventuelle limitation mécanique, à expliquer le problème et à coordonner la progression de charge — généralement conduite avec le kinésithérapeute — plutôt qu'à promettre qu'une manipulation fera disparaître la tendinopathie.


📐 Les repères que je documente au bilan et au re-test

Repère clinique

Ce qu'il apporte à la décision

🕐 Mécanisme et chronologie

Distinguer un traumatisme aigu d'une surcharge progressive

🦴 Douleur osseuse, appui et quatre pas

Repérer une situation nécessitant un avis médical ou une imagerie

📏 Flexion dorsale en charge

Objectiver une limitation utile pour la marche, le squat et la course

🦶 Appui unipodal et équilibre dynamique

Évaluer le contrôle sensorimoteur et la confiance dans la cheville

💪 Force et endurance du mollet

Comparer les deux côtés et les exigences de l'activité

⏱️ Réponse à l'effort et à 24 heures

Vérifier si la charge proposée est tolérée ou doit être ajustée

🔁 Test / re-test après intervention

Vérifier si une technique modifie réellement un objectif mesurable

Ce qui change ma décision : une amélioration ressentie sur la table ne suffit pas. Si la mobilité, l'appui ou la fonction ne changent pas au re-test, je ne présente pas la technique comme efficace. Si un signal d'alerte apparaît, j'oriente. Si la limitation principale relève de la force, de l'endurance ou de la progression de charge, la rééducation devient prioritaire.


🧭 Les 4 axes de la prise en charge



1️⃣ Écarter d'abord ce qui ne relève pas de la thérapie manuelle


C'est le premier temps, et il n'est pas négociable. Fracture, luxation, rupture tendineuse, arthrite septique : ces situations relèvent du médecin et parfois de l'imagerie. L'examen de début de séance vérifie systématiquement l'absence de signal d'alerte, et au moindre doute vous êtes réorienté avant tout geste.


2️⃣ Restaurer la mobilité sans forcer le tissu lésé


Des mobilisations articulaires graduées et un travail manuel sur les tissus péri-articulaires peuvent améliorer à court terme la douleur, la mobilité et l'équilibre après une entorse de cheville. En phase aiguë, les techniques restent prudentes et aucune ne vient agresser directement le ligament ou le tendon atteint. L'objectif est de rendre le mouvement possible, pas de « réparer » manuellement un tissu.


3️⃣ Analyser les appuis, le contrôle et les facteurs de charge


C'est souvent ici que se joue la différence entre une récupération et une récidive. J'évalue la qualité de l'appui et de la marche, les amplitudes actives, les stratégies de compensation, l'organisation posturale globale — et les facteurs de charge : volume d'entraînement, récupération, matériel, technique de course, historique de récidives. Une douleur tendineuse qui revient toujours au même kilométrage raconte quelque chose sur la charge, pas sur un blocage.


4️⃣ Coordonner avec le médecin et le kinésithérapeute

Ici, l'honnêteté impose une nuance que beaucoup d'articles omettent : l'adaptation d'un tendon et la stabilité d'une cheville se reconstruisent par l'exercice, pas par la thérapie manuelle. Le travail manuel est un adjuvant utile lorsqu'une limitation mécanique gêne le mouvement ou freine la rééducation — il ne remplace ni le programme de charge, ni le kinésithérapeute qui le conduit. C'est parfois la seule chose utile que je puisse faire lors d'une séance : orienter, et le dire.


📋 Comment se déroule une séance au cabinet ?


L'anamnèse. Circonstances exactes du traumatisme ou de l'installation progressive, entorses antérieures et récidives, évolution depuis le début, examens déjà réalisés, rééducation en cours, sport pratiqué et volume récent, changement de chaussures ou de surface, contraintes professionnelles, qualité du sommeil et de la récupération.


L'examen. Observation de la marche et de l'appui, tests de mobilité articulaire du segment douloureux et des segments voisins, palpation ciblée, évaluation de l'appui unipodal et de l'équilibre, tests de force et de tolérance à la charge, examen postural complet. À l'issue de cet examen, je détermine si la gêne est principalement articulaire, tissulaire, liée au contrôle du mouvement ou à la charge — ou si elle nécessite d'abord un avis médical.


Le traitement. Mobilisations articulaires graduées, travail des tissus péri-articulaires, techniques sur la chaîne fonctionnelle associée (pied, genou, hanche, bassin selon le cas). Les gestes sont progressifs et adaptés à votre seuil de sensibilité ; rien n'est imposé sur une zone douloureuse en phase aiguë.


Les conseils. La séance se conclut par les mesures d'auto-prise en charge dont l'intérêt est établi : quelles activités maintenir, lesquelles réduire temporairement, comment doser la reprise, quels repères de douleur surveiller dans les 24 heures suivant un effort. Ce que j'observe le plus souvent : les patients sous-estiment la vitesse à laquelle ils remontent en charge, et surestiment ce que signifie l'absence de douleur au repos.


🏃 Quand reprendre la course ou le sport ?

La date seule ne suffit pas — et c'est le point sur lequel les recommandations ont le plus changé.


Un consensus international publié dans le British Journal of Sports Medicine a réuni 155 professionnels de santé du sport selon une méthode Delphi en trois tours. Avec 98 % d'accord, ils ont retenu cinq domaines à évaluer avant un retour au sport après entorse latérale de cheville — le cadre PAASS :


  • 😣 la douleur, pendant l'activité et dans les 24 heures qui suivent ;

  • 🦶 les déficiences de la cheville : amplitude, force, endurance, puissance ;

  • 🧠 la perception de l'athlète : confiance dans l'appui, sensation de stabilité, préparation psychologique ;

  • ⚖️ le contrôle sensorimoteur : proprioception, équilibre dynamique ;

  • 🏅 la performance fonctionnelle et sportive : sauts, changements de direction, gestes spécifiques, capacité à tenir une séance complète.


Pour objectiver une partie de cette décision, le score Ankle-GO, développé et validé par une équipe française, agrège six tests et questionnaires pour un maximum de 25 points. Dans l'étude de validation, un score inférieur à 8 à deux mois rendait moins probable un retour au niveau sportif antérieur à quatre mois.


Une seconde cohorte prospective suivie pendant deux ans a inclus 54 patients analysables, dont 18 ont subi une nouvelle entorse. Un score Ankle-GO inférieur à 8 à deux mois était associé à un risque de récidive plus élevé : odds ratio 8,6 ; IC 95 % 2,0–37,2. L'intervalle de confiance est large : ce résultat soutient l'intérêt d'une évaluation multifactorielle, mais ne permet pas de prédire avec certitude le devenir d'une personne.


Donnée vérifiable

Valeur

Interprétation prudente

⏰ Délai d'évaluation après torsion

Idéalement 24 heures

Recommandation HAS 2025 ; priorité à l'orientation

🤝 Consensus PAASS

155 professionnels ; 98 % ; 5 domaines

Cadre de décision, pas test unique de guérison

📋 Composition d'Ankle-GO

6 tests ; maximum 25 points

Évalue plusieurs dimensions, dont psychologiques

🎯 Seuil étudié à deux mois

Moins de 8 points

Retour au même niveau à 4 mois moins probable

🔁 Récidive à deux ans

OR 8,6 ; IC 95 % 2,0–37,2

Association forte mais estimation imprécise

En pratique, reprendre uniquement parce que « ça ne fait plus mal » peut donc augmenter le risque d'une reprise insuffisamment préparée. Pour une tendinopathie, la logique est comparable sans être identique : la progression se juge sur la réponse à la charge, la fonction et l'absence d'aggravation durable après l'effort.


⚠️ Les erreurs qui prolongent souvent la douleur


  • considérer toute douleur tendineuse comme une simple inflammation ;

  • rester totalement au repos plusieurs semaines sans plan de reprise ;

  • reprendre dès que la douleur au repos disparaît, sans tester force et contrôle ;

  • multiplier les soins passifs sans programme de charge ;

  • masquer la douleur pour poursuivre exactement le même entraînement ;

  • attribuer automatiquement la lésion à un bassin « déplacé », à un viscère ou à une posture supposée parfaite ;

  • négliger une instabilité, une perte de force ou une récidive.


Une analyse globale reste utile. Mais elle doit déboucher sur des hypothèses testables et des objectifs fonctionnels concrets, pas sur une explication qui rassure sans rien changer.


🩺 Signes qui imposent un avis médical avant l'ostéopathie


Déformation visible, traumatisme violent, plaie profonde, impossibilité de prendre appui et d'effectuer quatre pas, douleur osseuse très localisée sur une malléole, gonflement très rapide avec ecchymose importante, pied froid, pâle ou engourdi, claquement suivi d'une perte brutale de force, sensation d'avoir reçu un coup à l'arrière de la cheville, articulation rouge et chaude avec fièvre.


Dans ces situations, le médecin traitant, la médecine du sport ou le service d'urgences sont les interlocuteurs de première intention. L'Assurance Maladie recommande également de consulter dans les 24 heures lorsque la douleur, le gonflement ou les difficultés d'appui persistent après une torsion.


En dehors de ces signes, l'ostéopathe peut être consulté directement, sans ordonnance. Cette possibilité ne lui confère pas le rôle du médecin : l'examen de début de séance recherche les situations qui ne relèvent pas de l'ostéopathie et, au moindre doute, vous êtes réorienté avant toute intervention.


Douleur persistante après une entorse, gêne tendineuse récidivante ou reprise sportive bloquée ? Un bilan fonctionnel et postural personnalisé est proposé au cabinet d'Oullins–Pierre-Bénite ou de Lyon 6 Brotteaux. Vous pouvez consulter les informations pratiques et la démarche du cabinet, puis réserver votre consultation en ligne sur Doctolib.

📍 Deux cabinets pour le sud et l'est lyonnais


Oullins–Pierre-Bénite — 2 boulevard du Général de Gaulle, 69600 Oullins-Pierre-Bénite. Accessible en métro B (station Gare d'Oullins Centre), à quelques minutes de l'hôpital Lyon Sud. Il dessert Oullins, Pierre-Bénite, Saint-Genis-Laval, La Mulatière et le sud-ouest lyonnais.


Lyon 6 Brotteaux — 19 rue Godefroy, 69006 Lyon. À proximité de la gare des Brotteaux et de la Part-Dieu, pour les patients du 6e arrondissement et de l'est lyonnais.


📞 Contact commun aux deux cabinets : 06 86 70 59 26 — informations d'accèsréservation en ligne. Consultation sans ordonnance ; une facture peut être remise pour une éventuelle prise en charge selon le contrat de mutuelle.


⚖️ L'ostéopathie fait-elle disparaître une entorse ou une tendinite ?


Non, pas à elle seule, et pas dans tous les cas. Il faut le dire clairement, car c'est ce que dit la littérature : la Haute Autorité de santé retient la rééducation comme traitement de première intention de l'entorse latérale de cheville, et l'adaptation d'un tendon dépend avant tout d'une remise en charge progressive. Aucune technique manuelle ne cicatrise un ligament, ne « remet en place » un os du tarse, ni ne résorbe un œdème.

Dans ce paysage, la thérapie manuelle occupe une place réelle mais délimitée : des mobilisations graduées peuvent améliorer à court terme la douleur, la mobilité et l'équilibre chez certains patients, et lever une limitation mécanique qui freine la rééducation. C'est précisément le champ de l'ostéopathie ici — un adjuvant à l'exercice thérapeutique, associé à une analyse des appuis et des facteurs de charge.

Ce que l'ostéopathie ne fait pas : elle ne pose pas de diagnostic médical, ne remplace ni l'imagerie lorsqu'elle est indiquée ni le programme de rééducation, ne raccourcit pas artificiellement un délai de cicatrisation — et ne promet aucun résultat définitif.


Foire aux questions


Peut-on marcher sur une entorse ?


Oui, lorsque l'appui est possible et qu'il a été jugé compatible avec la gravité de la lésion. La marche doit rester progressive, éventuellement protégée par une orthèse ou des béquilles au début. Elle fait partie du traitement : l'immobilisation prolongée d'une entorse simple retarde la récupération plus qu'elle ne la favorise. En revanche, si vous ne pouvez pas effectuer quatre pas en prenant appui, un avis médical rapide est nécessaire — c'est l'un des critères qui orientent vers la recherche d'une fracture.


Faut-il mettre de la glace sur une tendinite ?


Le froid peut soulager temporairement la douleur, et rien n'interdit de l'utiliser à ce titre. Mais il ne traite pas ce qui pose problème : la capacité mécanique du tendon. Une tendinopathie ne se résout pas en refroidissant la zone, elle se résout en reconstruisant progressivement la tolérance du tendon à la charge. Si la glace devient le traitement principal, elle masque le symptôme et retarde le seul travail qui change la trajectoire — l'exercice progressif.


Combien de temps faut-il pour guérir ?


Il n'existe pas de délai universel, et c'est la réponse honnête. La durée dépend de la gravité de la lésion, du ligament ou du tendon concerné, des récidives antérieures, de la capacité de charge de départ et des exigences de votre sport ou de votre métier. Deux personnes avec « la même » entorse peuvent avoir des trajectoires très différentes. La reprise doit être guidée par des critères fonctionnels — douleur, force, équilibre, performance — plutôt que par un nombre fixe de jours.


L'ostéopathe peut-il diagnostiquer une fracture ?


Non. Il peut repérer des signes de suspicion — douleur osseuse localisée, impossibilité de prendre appui, mécanisme violent — et vous réorienter, ce qui fait partie de son rôle. Mais la confirmation d'une fracture relève du diagnostic médical et, lorsqu'elle est indiquée, de l'imagerie. C'est précisément pour cette raison qu'après un traumatisme récent, l'ordre logique est : avis médical d'abord, travail manuel ensuite.


Faut-il attendre 48 ou 72 heures avant de consulter un ostéopathe ?


Cette règle circule beaucoup, mais aucune des recommandations consultées n'impose un délai systématique de 48 ou 72 heures. Le bon moment dépend de trois éléments : la gravité de la lésion, l'exclusion des signaux d'alerte et votre tolérance à l'examen. En phase aiguë, l'examen reste prudent et évite toute technique agressive sur le tissu lésé. Ce qui compte n'est pas le chronomètre, mais que l'urgence médicale ait été écartée au préalable.


Une douleur qui apparaît après vingt minutes de course prouve-t-elle un « blocage » ?


Non. Ce profil est fréquent dans les tendinopathies et signale surtout un seuil de tolérance à la charge : le tissu encaisse jusqu'à un certain volume, puis décroche. Cela ne désigne pas une cause unique et n'établit pas l'existence d'un blocage articulaire. L'examen doit analyser l'entraînement récent, la fonction du tendon, la force, le geste, le matériel et les facteurs médicaux pertinents avant de conclure quoi que ce soit.


Peut-on avoir une entorse et une tendinopathie en même temps ?


Oui, les deux atteintes peuvent coexister. Après une entorse, une modification transitoire des appuis ou de la charge peut accompagner une douleur tendineuse, sans prouver que l'une est automatiquement la cause de l'autre. À l'inverse, une tendinopathie associée à une diminution de force ou de contrôle peut modifier le geste. L'examen doit donc considérer les deux tissus et les facteurs de charge, sans construire de causalité automatique.


Le strapping ou la chevillière empêchent-ils la récidive ?


Ils réduisent le risque à court terme et ont leur place, notamment lors du retour au sport ou sur les terrains à risque. Mais ils ne remplacent pas le travail de force, d'équilibre et de contrôle : une cheville protégée par une orthèse et jamais rééduquée reste une cheville fragile dès qu'on retire l'orthèse. Le dispositif est un filet de sécurité pendant la reconstruction, pas la reconstruction elle-même.


Faut-il faire une échographie ou une IRM ?


Pas systématiquement. L'imagerie répond à une question clinique précise — suspicion de rupture, échec d'évolution, doute diagnostique — et non à un besoin de rassurance. Devant une entorse récente typique ou une tendinopathie évoluant comme attendu, elle n'est généralement pas nécessaire et peut même compliquer les choses : on trouve fréquemment des anomalies tendineuses chez des personnes qui n'ont aucune douleur. C'est le médecin qui pose l'indication.


Où consulter : Oullins ou Lyon 6 ?


Les deux cabinets proposent la même prise en charge. Choisissez selon votre secteur : Oullins–Pierre-Bénite (métro B, Gare d'Oullins Centre) pour le sud-ouest lyonnais, Lyon 6 Brotteaux (proche Part-Dieu) pour l'est lyonnais. La réservation se fait en ligne pour les deux adresses.


Conclusion


Entorse et tendinopathie ne partagent ni le tissu atteint, ni le mécanisme, ni le traitement de fond. Trois principes tiennent dans les deux cas : écarter d'abord ce qui relève du médecin, ne pas confondre absence de douleur au repos et guérison, et reconstruire progressivement la capacité plutôt que de l'attendre.

Si la douleur traîne, revient à chaque reprise ou vous empêche de retrouver votre niveau, un bilan permet de déterminer si la gêne relève principalement de la mobilité articulaire, du contrôle du mouvement, de la gestion de la charge — ou d'une problématique nécessitant un avis médical. Découvrez la démarche proposée par votre ostéopathe à Oullins–Pierre-Bénite ou prenez directement rendez-vous au cabinet.


👤 À propos de l'auteur


Brice Bourdon — Ostéopathe D.O. et diplômé d'État en masso-kinésithérapie. Titulaire d'un D.U. Micronutrition, alimentation, prévention et santé et d'un D.U. Physiologie de la posture et du mouvement, il accompagne depuis quinze ans des patients actifs et des sportifs à Oullins–Pierre-Bénite et Lyon 6. Sa pratique associe thérapie manuelle, analyse du mouvement et posturologie clinique. Dans les traumatismes sportifs, son approche repose sur le triage des signaux d'alerte, le test/re-test d'indicateurs fonctionnels et la coordination avec le médecin et le kinésithérapeute.


📚 Sources et références


  • Haute Autorité de santé — Entorse du ligament collatéral latéral (ligament latéral externe) de cheville : diagnostic, rééducation et reprise de l'activité physique et de la pratique sportive. Recommandation de bonne pratique, avril 2025 : has-sante.fr

  • Assurance Maladie — Entorse de la cheville : que faire et quand consulter ? Mise à jour du 2 juillet 2026 : ameli.fr

  • Martin RL, Davenport TE, Fraser JJ, et al. — Ankle Stability and Movement Coordination Impairments: Lateral Ankle Ligament Sprains Revision 2021. J Orthop Sports Phys Ther 2021;51(4):CPG1–CPG80 : jospt.org

  • Chimenti RL, Neville C, Houck J, et al. — Achilles Pain, Stiffness, and Muscle Power Deficits: Midportion Achilles Tendinopathy Revision 2024. J Orthop Sports Phys Ther 2024;54(12):CPG1–CPG32 : doi.org

  • Smith MD, Vicenzino B, Bahr R, et al. — Return to sport decisions after an acute lateral ankle sprain injury: introducing the PAASS framework. Br J Sports Med 2021;55(22):1270–1276 : doi.org

  • Picot B, Lopes R, Rauline G, Fourchet F, Hardy A — Development and Validation of the Ankle-GO Score for Discriminating and Predicting Return-to-Sport Outcomes After Lateral Ankle Sprain. Sports Health 2024;16(1):47–57 : journals.sagepub.com

  • Picot B, Fourchet F, Lopes R, et al. — Low Ankle-GO Score While Returning to Sport After Lateral Ankle Sprain Leads to a 9-fold Increased Risk of Recurrence. Sports Med Open 2024;10:23 : doi.org

  • Dubois B, Esculier JF — Soft-tissue injuries simply need PEACE and LOVE. Br J Sports Med 2020;54(2):72–73 : bjsm.bmj.com


Avertissement : cet article a une visée informative et ne remplace ni une consultation médicale ni un diagnostic. En cas de traumatisme important, de déformation, d'impossibilité de prendre appui, de perte brutale de force, de fièvre ou de trouble de la sensibilité, consultez rapidement votre médecin ou un service d'urgences.

Commentaires


bottom of page